Les effets de Free sur le marché de la téléphonie mobile

La baisse des prix engendrée par les offres low cost a profité aux consommateurs sur le marché de la téléphonie mobile. Mais la qualité de service est critiquée.
Tout le monde le sait bien, l’arrivée de Free dans le monde de la téléphonie mobile a créé un véritable tsunami que ce soit pour les acteurs du secteur mais aussi les consommateurs. Ces derniers ont été les grands gagnants de la bataille féroce entre Free et ses prix low-cost et les opérateurs classiques que sont Orange, Bouygues, SFR. Qui aurait dit il y a 4 ans que 2 heures de communication et les SMS illimités coûteraient 2 euros par mois ?
L’Insee évalue à 9,5 % la baisse des prix du mobile en France sur les neuf premiers mois de 2012. En parallele, les volumes ont aussi augmenté : 5,8 millions de nouveaux forfaits ont été vendus en France l’an dernier, contre seulement 2,6 millions l’année précédente. Grâce à cette chute des prix, c’est les petits budgets qui y ont trouvé leur compte : adolescents, étudiants, rmistes, etc. Et en un an, les Français ont consommé 15 % de plus de minutes de téléphonie mobile. Sans conteste, le nouveau venu a grandement participé à ces performances qui font désormais de la France le pays le moins cher d’Europe. Voilà pour les avantages.
Côté inconvénients, il y a tout d’abord les suppressions d’emplois enregistré chez les trois opérateurs, les distributeurs et dans les centres d’appels. Les opérateurs veulent rebondir avec des services-clients plus élaborés et en lançant la 4G, espoir de factures plus élevées. Las, déjà, dans ses nouvelles offres, SFR vend la 4G au même prix que la 3G. Pas sûr que les Français soient prêts à payer beaucoup plus pour des services théoriquement proches. Sauf si les abonnés de Free rencontrent toujours des difficultés à se connecter à l’Internet mobile.
Ce problème a poussé l’UFC-Que Choisir à porter plainte en janvier dernier contre Free Mobile pour « pratiques commerciales trompeuses ». « Le décalage entre le service promis par Free et la réalité du service nous a proprement stupéfié », selon Alain Bazot, le président de l’association. Pour lui, « le low cost a toute sa place à condition qu’il ne soit pas synonyme d’un service rendu au rabais ».

Author: Dju

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